La fibre optique est plus efficace, beaucoup plus rapide, a une latence plus faible, une plus grande capacité et consomme également moins d'énergie.
Il convient de noter que le câble en cuivre est mieux valorisé lors du recyclage ; il peut être recyclé et réutilisé à maintes reprises sans perdre ses propriétés.
La fermeture des centraux téléphoniques en cuivre, conformément aux procédures de la CNMC (Commission nationale de la concurrence), est un processus en cours et bien avancé. Ce processus rend inutilisables les lignes d'accès en cuivre des centraux fermés (ainsi que tous les câbles en cuivre qui en partent et constituent le réseau de distribution). Le démantèlement de tous ces centraux implique,selon Telefónica, le retrait d'environ 65 000 tonnes de câbles.
De plus, le nombre de paires et de câbles inutilisés connaîtra une forte croissance lorsque les centraux téléphoniques abritant des opérateurs co-localisés fermeront dans les années à venir ; il s'agit de centraux téléphoniques plus importants qui représentent un grand nombre de paires de cuivre.
Il est important de rappeler que le cadre de fermeture des centraux téléphoniques a été mis à jour lors de la dernière étude du marché du haut débit approuvée par la CNMC il y a quelques mois (Feu vert pour la nouvelle réglementation des marchés de la fibre optique). Afin de faciliter la migration définitive des services cuivre vers la fibre optique, la nouvelle mesure réduit de 5 à 2 ans le délai réglementaire de fermeture des centraux cuivre proposant un accès dégroupé. Ces centraux, qui bénéficiaient auparavant d'un délai de 5 ans, sont les plus importants et abritent les équipements haut débit des opérateurs. Treize d'entre eux ont fermé à ce jour, sur un total de 835. La fermeture de centraux dans le délai de 2 ans a déjà été signalée, soit 577 fermetures. Tous les autres centraux fermés jusqu'à présent proposaient uniquement des services d'accès indirect ou ne proposaient pas de services de gros.
Consultation publique en cours.
Telefónica a notifié à la CNMC (Commission nationale des marchés et de la concurrence) la vente puis la location-bail d'une partie de son réseau de paires de cuivre, une opération qui doit être considérée comme une séparation volontaire, au sens de l'article 17 de la LGTEL (Loi générale sur les télécommunications). L'analyse des contrats de vente et de location révèle que, jusqu'à ce que la CNMC cesse ses obligations réglementaires relatives aux paires de cuivre, Telefónica sera seule responsable de la fourniture des services de gros liés à son réseau traditionnel et inclus dans les marchés de l'accès local de gros, de l'accès central de gros et de l'accès haut débit de gros. L'acquéreur n'assume aucune responsabilité quant à l'exploitation, la gestion ou la maintenance des actifs ; le respect des obligations découlant de la réglementation sectorielle, et notamment de celles stipulées dans les offres de référence (qui précisent les modalités et les procédures de mise en œuvre de l'obligation d'accès aux paires de cuivre), incombe exclusivement à Telefónica.
Afin d'analyser les conséquences potentielles de cette opération, la CNMC a décidé d'ouvrir une consultation publique d'un mois, permettant à toute personne physique ou morale de soumettre des observations ou des suggestions, et à toutes les parties intéressées de présenter des arguments, des documents et des éléments de preuve (accéder à la consultation publique). Le document soumis à consultation soutient que, compte tenu des caractéristiques susmentionnées de l'opération de Telefónica, il n'est pas nécessaire de modifier les obligations d'accès au réseau cuivre existantes.
