Des chercheurs du Smithsonian Center for Astrophysics de Harvard ont utilisé une carte de numérisation de Spectrum Instrumentation pour créer un spectromètre moléculaire de nouvelle génération à haute résolution et haute sensibilité, capable de capturer des données d'échantillons avec une rapidité considérable.
Brandon Carroll, chercheur postdoctoral participant au projet, explique : « La nouvelle conception du système de refroidissement de la chambre d’échantillonnage nous permet d’atteindre une fréquence d’échantillonnage bien plus élevée que la conception habituelle, et ce sur une large bande passante. Nous avions donc besoin d’un moyen de capturer rapidement une grande quantité de données sur une large bande passante. » Des collègues de l’Université de Californie à Davis nous ont recommandé une carte de numérisation de Spectrum Instrumentation. Nous avons opté pour une carte M4i.2230-x8 en raison de sa grande capacité de mémoire embarquée, de sa bande passante allant jusqu’à 1,5 GHz et de sa capacité à effectuer des moyennes extrêmement rapidement. Nous avons examiné des cartes d’autres fabricants, mais elles étaient soit plus chères, soit ne répondaient pas aussi bien à nos exigences que la carte Spectrum. De plus, contrairement aux autres cartes que nous avions envisagées, celle-ci s’intégrait très facilement à notre logiciel pour automatiser entièrement le processus d’acquisition de données.
Une avancée majeure : le nouveau spectromètre micro-ondes développé au Centre d’astrophysique Harvard-Smithsonian.
La spectroscopie micro-ondes permet de détecter la forme et la structure des molécules, offrant ainsi un éclairage unique sur les transformations qui se produisent lors des réactions chimiques. « Avant la construction de ce spectromètre, des instruments très complexes étaient nécessaires pour utiliser la spectroscopie micro-ondes afin d'étudier les réactions chimiques », a ajouté Brandon. « Désormais, nous pouvons étudier la dynamique détaillée de la réaction lors des étapes intermédiaires pour comprendre son déroulement. Les processus qui régissent la chimie et la physique diffèrent de ceux qui se produisent à des températures plus élevées lorsqu'on se rapproche du zéro absolu – la température qui règne dans de nombreuses régions de l'espace – d'où l'importance de ces recherches à l'Observatoire astrophysique Smithsonian. » 
Ce nouveau spectromètre permettra aux scientifiques d'étudier la chimie du milieu interstellaire – la matière présente dans l'espace entre les planètes et les étoiles. Cette matière est la matière première des nouveaux systèmes solaires et influence profondément la formation des planètes, voire l'origine de la vie.
Ce nouveau spectromètre représente une avancée majeure dans l'étude des matériaux interstellaires.
Il a conclu : « Les connaissances que nous tirons de cette nouvelle conception nous permettront de mieux comprendre la chimie interstellaire, et nous découvrons que l'analyse de mélanges complexes à des températures ultra-froides constitue une nouvelle direction passionnante pour nous. »
