L'invention des amplificateurs optiques a permis la prolifération de la technologie de multiplexage par répartition en longueur d'onde (WDM) dans les architectures de réseau, augmentant ainsi la capacité de transmission à plusieurs services fibre optique de 10 Gbit/s et/ou 40 Gbit/s. Cependant, face à la croissance rapide des applications gourmandes en bande passante, le déploiement de systèmes WDM à capacité encore plus élevée, non seulement à long terme mais aussi dans les systèmes d'interconnexion des centres de données métropolitains, devient de plus en plus nécessaire.
L'essor des réseaux métropolitains est alimenté par plusieurs facteurs clés, notamment une augmentation prévue du trafic de plus de 550 % d'ici 2017, ainsi qu'une hausse du trafic vidéo (fixe et mobile) de plus de 700 % et du trafic des centres de données cloud de plus de 400 %. De fait, le trafic métropolitain total devrait croître environ deux fois plus vite que le trafic du réseau dorsal d'ici 2017.
Un réseau métropolitain (MAN) existe généralement déjà, reposant souvent sur plusieurs services de 1 Gbit/s ou 10 Gbit/s multiplexés sur le réseau de fibre noire. Par conséquent, afin de minimiser les CAPEX (dépenses d'investissement) et les OPEX (dépenses d'exploitation), l'objectif n'est pas de démanteler le réseau existant et de le remplacer par une nouvelle infrastructure, mais plutôt de migrer vers un réseau métropolitain de 100 Gbit/s pour les centres de données. Ceci garantit la viabilité économique tout en optimisant l'espace, l'efficacité énergétique et la bande passante. Il est également essentiel que la mise à niveau soit suffisamment flexible pour intégrer de nouveaux équipements au besoin et prendre en charge une latence réduite.
Classiquement, un service de 100 Gbit/s est fourni via un transpondeur entre le client et la ligne réseau.
Cependant, la solution de transport passif HUBER+SUHNER Cube Optics 100 Gbit/s élimine le besoin d'un transpondeur énergivore, simplifiant ainsi le transport et rendant obsolète la gestion de cet élément supplémentaire. Par conséquent, les composants actifs (émetteurs-récepteurs) sont exploités, contrôlés et gérés directement par le DSLAM/routeur/commutateur.
De plus, le transport passif, comportant moins de composants actifs, offre non seulement des coûts d'investissement et d'exploitation réduits, mais aussi une fiabilité accrue et une latence moindre, ce qui en fait une solution très intéressante pour les réseaux métropolitains sensibles aux coûts.
