Cette initiative, qui s'inscrit dans le cadre du programme Horizon Europe de l'Union européenne, se déroulera sur 36 mois et réunira 17 entreprises issues de cinq pays européens.
Au sein du consortium, G+D sera chargée de développer et d'intégrer les technologies eSIM et iSIM à la cryptographie post-quantique et aux mécanismes d'agilité cryptographique, en vue de la gestion des identités, de l'authentification et des communications sécurisées.
Le projet se concentre particulièrement sur les infrastructures énergétiques et numériques, ainsi que sur les systèmes qui doivent maintenir certaines fonctions en cas d'interruptions de service (communication ou approvisionnement).
Informatique de périphérie pour les infrastructures critiques :
CIRES vise à développer un ensemble intégré de technologies permettant d’exécuter des fonctions critiques en périphérie de réseau, réduisant ainsi la dépendance aux systèmes centralisés pour certaines opérations.
L’architecture est conçue pour maintenir les capacités opérationnelles locales en cas de cyberattaques, de pannes de courant, de perturbations des communications ou de problèmes d’approvisionnement.
Le consortium travaille également sur des mécanismes facilitant la reprise contrôlée des systèmes après un incident.
Ces capacités constituent des objectifs clés du projet. Le communiqué de presse ne présente pas de résultats de tests permettant de déterminer la durée de fonctionnement des systèmes pendant une panne ni les niveaux de disponibilité qu’ils atteindraient.
eSIM et iSIM avec cryptographie post-quantique :
la principale contribution de G+D porte sur le développement des technologies eSIM et iSIM afin d’assurer la sécurité de l’identité, de l’authentification et des communications pour les infrastructures critiques.
Ces travaux incluent un système d’exploitation eSIM/iSIM doté de mécanismes d’agilité cryptographique pour les plateformes eUICC et iUICC.
Cette agilité cryptographique permet de concevoir des systèmes capables d’adapter ou de remplacer les mécanismes cryptographiques utilisés lorsque les exigences de sécurité évoluent ou que de nouveaux algorithmes émergent.
G+D prévoit également d’intégrer la cryptographie post-quantique (CPP) pour contrer les menaces liées à l’évolution de l’informatique quantique.
Le communiqué de presse ne précise ni les algorithmes post-quantiques sélectionnés, ni leurs paramètres de sécurité, ni leurs exigences en matière de mémoire ou de traitement, ni les résultats des tests cryptographiques.
Par conséquent, ces solutions doivent être considérées comme des technologies en cours de développement et non comme des systèmes dont la résilience face aux menaces post-quantiques a déjà été démontrée.
Racines de confiance pour l'identité et l'authentification :
Les technologies eSIM et iSIM développées au sein du CIRES sont conçues pour fournir une racine de confiance matérielle aux systèmes de communication.
Cette fonctionnalité permet la mise en place de mécanismes d'identification et d'authentification des appareils et protège les opérations liées à la connectivité.
G+D propose leur utilisation dans les systèmes employant différentes technologies d'accès radio, appelés environnements multi-RAT (Multiple Radio Access Technology).
Parmi les technologies de communication mentionnées par l'entreprise figurent la 4G, la 5G et les réseaux non terrestres.
La compatibilité avec différents réseaux facilite la conception de systèmes offrant des options de connectivité alternatives, même si la continuité de service dépend également de la disponibilité du réseau, des équipements et des conditions d'exploitation.
Gestion à distance des profils de connectivité :
Un autre volet du développement porte sur la gestion des profils eSIM et iSIM tout au long du cycle de vie des appareils.
G+D prévoit des systèmes backend robustes pour gérer ces profils en toute sécurité et permettre des modifications de connectivité sans accès physique aux équipements installés.
Cette fonctionnalité est destinée aux situations où un opérateur d'infrastructure critique doit réagir à une panne de réseau, changer de fournisseur de communications ou s'adapter à des exigences de sécurité spécifiques.
Intelligence artificielle embarquée et communications tolérantes aux pannes.
Outre les travaux spécifiques de G+D, le consortium CIRES développe d'autres technologies destinées à constituer une partie de l'architecture de l'informatique de périphérie.
Il s'agit notamment de l'intelligence artificielle embarquée pour une prise de décision locale à faible latence, de mécanismes de communication sécurisés et tolérants aux pannes sur des réseaux hétérogènes, ainsi que de systèmes de synchronisation et d'horloge conçus pour assurer la continuité de service en cas d'incidents.
Le projet envisage également des architectures distribuées, de la périphérie au cloud, afin de combiner traitement local et services centralisés.
Technologies européennes et interopérabilité
: CIRES prévoit l’utilisation de composants matériels et logiciels européens, ainsi que de normes ouvertes et d’architectures de sécurité interopérables.
Le projet associe cette approche à l’objectif de réduire certaines dépendances technologiques externes des infrastructures critiques.
Validation par des démonstrations concrètes :
Les technologies développées au sein du CIRES feront l’objet de démonstrations concrètes afin d’évaluer leur application dans différents contextes.
Parmi les cas d’usage envisagés figurent l’inspection d’infrastructures par drones, les services pour les villes et bâtiments intelligents, les jumeaux numériques pour les chaînes d’approvisionnement, les systèmes énergétiques et la surveillance des infrastructures numériques.
Ces démonstrations permettront de tester les performances des technologies développées, même si le communiqué de presse ne précise pas encore les lieux, les dates, les indicateurs d’évaluation ni les résultats attendus pour chaque cas.
un projet européen de 36 mois
, réunit 17 entreprises de cinq pays européens dans le cadre du programme Horizon Europe.
La participation de G+D est axée sur les composants d'identité et de connectivité sécurisée, notamment le développement d'un système d'exploitation eSIM/iSIM pour les plateformes eUICC et iUICC intégrant la cryptographie post-quantique et l'agilité cryptographique.
Les autres axes de travail du consortium concernent l'informatique de périphérie, l'intelligence artificielle embarquée, les communications hétérogènes, ainsi que la synchronisation et la restauration des systèmes critiques.
