Cette technologie est utilisée depuis des décennies pour refroidir les ordinateurs centraux et les supercalculateurs, et plus récemment, les PC de jeu. Cependant, elle n'a gagné en popularité que ces dernières années comme moyen de refroidir les centres de données haute densité, avec des applications allant du calcul scientifique au minage de Bitcoin.
 Le refroidissement liquide désigne les produits qui évacuent la chaleur directement au niveau de la puce ou du serveur, soit en immergeant l'ensemble du serveur dans un liquide de refroidissement, soit en plaçant un échangeur de chaleur sur ou à proximité de la puce à l'intérieur du serveur (refroidissement direct sur la puce ou D2C). Parmi les principaux fournisseurs de refroidissement par immersion, on trouve Green Revolution Cooling, Icetope et LiquidCool. Asetek, Chilldyne et CoolIT sont quelques entreprises spécialisées dans l'évacuation directe de la chaleur vers la puce.
 Le véritable avantage du refroidissement liquide réside dans sa capacité à réduire considérablement les coûts d'électricité, de près de moitié dans certains cas. Le refroidissement liquide s'effectue au niveau de la puce/du serveur, ce qui signifie qu'il est physiquement plus proche de la source de chaleur. Plus l'évacuation de la chaleur est proche de la source, plus elle est efficace. Aucune autre méthode d'évacuation de la chaleur ne permet une telle proximité. De plus, le liquide est un fluide caloporteur nettement supérieur à l'air. Le refroidissement liquide est la seule méthode de refroidissement des centres de données qui élimine totalement l'air du processus d'évacuation de la chaleur.
 Cependant, ces économies d'électricité ont un coût. Les produits de refroidissement liquide coûtent considérablement plus cher que les autres solutions de refroidissement. Bien qu'il soit difficile d'établir des comparaisons exactes, IHS constate que l'investissement initial peut être cinq fois supérieur à celui d'une solution traditionnelle à eau glacée. Ce coût initial constitue un frein important à l'achat. Par ailleurs, la crainte de l'eau à proximité des composants électroniques est une préoccupation répandue. Toutefois, des formations et des études de cas peuvent contribuer à atténuer cette réticence. Parmi les autres obstacles à une adoption plus large figurent la maintenance des équipements informatiques, la nécessité d'une infrastructure de support spécifique et, dans certains cas, la nécessité de modifier les serveurs.
 La très faible pénétration actuelle du marché indique que les inconvénients perçus restent supérieurs au potentiel d'amélioration de l'efficacité pour la plupart des grands centres de données. Cependant, un nombre croissant de centres de données de calcul haute performance, avec des densités de racks de l'ordre de 15 kilowatts ou plus, jugent les économies d'électricité rentables et sont généralement plus ouverts aux technologies de pointe. Ce sont ces applications qui stimuleront la croissance à court terme et qui permettront de doubler la taille du marché entre 2013 et 2015.

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